Je n'ai malheureusement pas tout mon temps à consacrer à ce blog (à cause de la masse de travail qu'on nous impose d'ores et déjà en cette première semaine de rentrée en L3 Lettres Modernes) et je ne pourrais donc pas expliciter entièrement toutes mes idées sur cet article. Je m'en excuse par avance.Le libertinage (ou plutôt : la Volupté) selon Denis Diderot (un Dieu *o*) :
"Ceux qui enseignent je ne sais quelle doctrine austère qui nous affligerait sur la sensiblité d'organes que nous avons reçue de la nature qui voulait que la conservation de l'espèce et la nôtre fussent encore un objet de plaisirs [...] sont des atrabilaires à enfermer aux Petites-Maisons. [...] Ils croient honorer Dieu par la privation des choses qu'il a créées".
-> Petite explication du texte pour les plus fainéants d'entre vous qui auraient la flemme de relire le passage afin de mieux comprendre son contenu (je précise que non seulement je ne vise personne mais, qu'en plus, ce terme n'est nullement un défaut selon moi en ce qui concerne mes articles de blog qui, je l'avoue, sont parfois un peu long et difficilement compréhensibles) :
Diderot nous affirme ici qu'il est anti-naturel de refuser de s'adonner aux plaisir du corps (et du sexe) puisque c'est la Nature elle-même qui nous a offert des organes nous procurant du plaisir (lors de l'acte dit "reproductif"). Ainsi, si on considère que Dieu est la Nature (dans le sens où il nous a créé), c'est vouloir être contre lui que de refuser le plaisir qu'il nous a donné à travers ces organes-là. En gros, ceux qui, par amour pour Dieu, disent "ne faites pas l'amour pour le plaisir !" ou "avoir du plaisir pendant l'acte sexuel est péché !" sont tout simplement des opposants à Dieu puisqu'ils refusent de se servir de ce que ce même Dieu a créé pour eux.
Je voudrais transposer ce petit texte à l'heure actuelle, avec la question de l'excision. Les hommes qui la pratiquent (sur les femmes, rappel : l'excision c'est enlever le clitoris d'une femme, donc ce qui lui permet d'avoir du plaisir lors de l'acte sexuel) sont donc contre la Nature (ou contre Dieu). Ils ne peuvent donc pas justifier leur acte en disant : "je le fais pour ma religion !", non. S'ils le font, c'est donc pour une pure (ironie du mot) et simple raison : l'égoïsme. Ils excisent la femme pour l'empêcher d'avoir du plaisir et, de là, être sûrs qu'elle ne les trompera pas avec un autre homme (quel intérêt s'il n'y a plus de plaisir à faire l'amour ?). Or, ils se gardent bien de s'enlever leur propre plaisir... ils ne pensent donc qu'à eux. Point barre. Et Dieu - ou une quelconque religion - n'a rien à voir là dedans.
Voilà le premier point, concernant le plaisir sexuel.
Passons au statut des femmes, à présent.
Nous sommes en 1783. Voici ce que Laclos écrit à propos de l'éducation des femmes (vous allez voir à quel point cet homme est un visionnaire... que dis-je ? un autre Dieu, encore une fois *o*) :
"[...] les avantages que vous avait donnés la nature et que la société vous a ravis. Venez apprendre comment, nées compagnes de l'homme, vous êtes devenues son esclave ; comment, tombées dans cet état abject, vous êtes parvenues à vous y plaire, à le regarder comme votre état naturel".
-> Là encore, transposons cet écrit à aujourd'hui. Comment ne pas établir un parallèle avec les récents débats sur la burka ? Vous connaissez à peu près tous mon opinion sur le sujet. En tant que féministe convaincue, je n'ai jamais compris (et ne comprends toujours pas) pourquoi ces femmes se battent pour garder le voile. Pour moi, il n'est que le symbole de l'avilissement féminin, le véritable ESCLAVAGE MODERNE (surtout vu ce qu'on en fait dans certains pays du Moyen-Orient); Relisez-donc Laclos : les femmes, avilies par l'homme, ont fini par aimer cet état d'esclavage et le revendiquent actuellement !
On dit qu'il y a eu une évolution depuis deux siècle... mais si les Lumières voyaient ça, ils se retourneraient dans leur tombe.
(toujours les propos de Laclos) "apprenez qu'on ne sort de l'esclavage que par une grande révolution. Cette révolution est-elle possible ?"
-> Elle a commencé, selon moi, dans les années 70 plus particulièrement grâce à une avancée notable. Non, ce n'est pas le vote des femmes (qui a d'ailleurs été instauré en 1945), ni la loi qui autorise l'avortement. C'est bien celle, plutôt, qui autorise la vente de la pilule. Car grâce à ce contrôle des naissances, la femme peut enfin contrôler son propre plaisir. Grâce à cette révolution qui a concerné non seulement les femmes mais également l'humanité toute entière, on a désormais les enfants qu'on VEUT et non qu'on peut. Et là, on dit Merci la Femme.
"Partout où il y a esclavage, il ne peut y avoir éducation. [...] c'est le propre de l'éducation de développer les facultés, le propre de l'esclavage est de les étouffer ; c'est le propre de l'éducation de diriger les facultés développées vers l'utilité sociale, le propre de l'esclavage est de rendre l'esclave ennemi de la société. [...] On ne peut donc sortir de ce principe général, que sans liberté point de moralité et sans moralité point d'éducation".
-> Je vous laisse réfléchir sur ces propos concernant l'éducation...Personnellement, je partage entièrement son avis.
Libre à vous de le vouloir... ou non ;).











linooa, Posté le lundi 18 octobre 2010 13:37
bon j'ai un peu la flemme de lire l'article (car en meme temps que je suis sur ton blog, je fais mes devoirs d'anglais) mais c surtout pour dire : VIVE FF !!! Yuna poweeeer ! et Linoa surtout ^^