Satire d'un professeur maniéré

Satire d'un professeur maniéré
Une marionnette.

Il entre dans la salle, sans le moindre sourire, affublé d'une tenue un peu vieillotte et d'un couvre-chef ridicule sensé lui donner une certaine contenance. Il s'installe en maudissant les retardataires, sans leur jeter le moindre regard. Son credo : le respect. Non content d'enchaîner les mots grossiers tels que "connard", "imbécile" ou "vous êtes stupide", il s'obstine à rabaisser une partie de ses étudiants, moins vifs d'esprit pour répondre à ses interrogations, par un "non, pas vous, vous dormez".

Il se dit professeur, licencié et docteur. Il en a le savoir, mais certes pas le talent. Perte de sa propre estime, dégoût des études, manque de confiance en soi et découragement. Voilà à quoi il se résout à pousser tous ses étudiants. Son but : prouver que nous sommes par trop inférieurs à sa suprême sagacité. Il s'essouffle à nous rappeler qu'il sort des grandes écoles parisiennes. Après plus de vingt ans de carrière, pourquoi donc venir se terrer en province ?

Chercher par nous-mêmes. C'est le prétexte dont il se sert pour justifier le manque total de contenu à chacune de ses heures de cours. Sa phrase fétiche : "vous avez des questions ?". Mais comment l'interroger sur du vide ? Et si, par malheur, nous parvenons à lui en fournir une, il demande à un autre étudiant de répondre à sa place, méprisant la question. Des chiens. Nous ne sommes rien d'autre dans son esprit.

Son passe-temps favori : gesticuler à tout va. Un doigt par-ci, un autre par-là. Ses mains vont et viennent au gré de sa rhétorique, tel un pantin désarticulé. Il n'est bon qu'à faire de la scène. Un Sganarelle de Molière, accumulant citations sur citations, sans aucune réflexion personnelle.
Plutôt que de vouloir provoquer en duel tous ceux ayant déserté ses cours, il ferait mieux de changer son comportement. Ou bien il restera à jamais une marionnette ridicule au service de sa vanité démesurée. Pauvre "sage" : aujourd'hui, les fous se rient de lui.

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 12:42

Soirée pour Halloween, saison 2009

Soirée pour Halloween, saison 2009
Et voilà ! La petite soirée s'est déroulée samedi dernier :).

Une sortie à la fête foraine suivie d'une agréable soirée où on a commencé à manger vers les minuit, ce qui fait qu'on a dansé que vers les 3h du matin et, vu que tout le monde se sentait bien crevé, on est parti se coucher guère après XD ! Dur, les cours, le boulot et le fait de dîner tard :p.

Etaient présents (et sont remerciés ^^) :


- Rémy (qu'il a juste fallu remotiver pour bouger ses fesses)
- Ma Poutou
- Mon Ogresse
(en mode Carrribou !)
- Smooth'
- et Bnj.


On retiendra de la soirée :

- Les chaises hyper hautes mais avec peu de sensation (moi + Bnj)
- Le manège juste à côté qui retourne les tripes (Bnj + Rémy)
- Le manège traditionnel du Grand Nord (Moi + Ambre) avec la naissance du nouveau délire : Carrribou ! Le smoothie hivernal ^^.
- Le palais des glaces (avec Aurélie la tricheuse, lol).

- Les hamburguers congelés que j'ai été la seule à aimer (avec mes parents, le lendemain XD) -> ça entretient le mythe de la famille "infraterrestre", pour Bnj ;p
- La pizza au chorizo en double exemplaire (car, avec Ambre, les grands esprits se rencontrent !)
- Le repas qui ne plaisait pas du tout à Rémy (pas de bol, y'avait tout ce qu'il n'aimait pas ^_^').

- Moi et Bnj, qui finissons seuls sur la piste de danse (à expérimenter les figures de la Salsa sur une sorte de slow-tango)
- Ambre qui n'a pas réussi à bouger ses fesses pour danser (ou elle avait trop bu, ou elle voulait manger, ou elle discutait avec et Rémy... mdr)
- Aurèl' et Liline qui se battent pour faire le DJ de la soirée

- Le fameux jeu "Action ou Vérité" !


=> Le grand délire de la soirée, trouvée par moi et Ambre dans le manège du Grand Nord :


CARRRIBOU !


(ps : le smoothie version saison hivernale ;)).

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 10:55

Y'en a marre

Y'en a marre
"Travail

Vous serez tenté de brûler les étapes pour atteindre vos objectifs dans les plus brefs délais en fournissant des efforts titanesques. Cela est susceptible de vous donner une efficacité surprenante dans votre travail ; mais cette efficacité sera éphémère puisque vous l'aurez obtenue au détriment de votre santé. Pensez à modérer votre enthousiasme ; apprenez à vous reposer et à vous détendre afin de préserver votre équilibre physique et psychique."






Voilà ce que disais mon horoscope, aujourd'hui. Etrange coïncidence, quand on sait que les dires dépréciatifs en mon encontre, sous-entendus par un de mes professeurs, m'ont clairement démoralisée et ont remis en cause toute mon estime personnelle -> ais-je vraiment les épaules pour passer l'Agrégation ?

Je devrais écouter mon horoscope. Je devrais écouter ma mère. Ecouter Bnj -> chaque chose en son temps. Il reste encore 3 ans avant de passer un quelconque concours. Oui, les profs nous mettent la pression. Trop. Beaucoup trop. J'en deviens dingue. Je bosse, je bosse... et j'ai l'impression que ça ne paye pas. Je devrais attendre les premiers examens, avant de juger... mais je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à me situer par rapport aux autres. Du coup, lorsqu'un de mes profs me sort une phrase du genre : "vous êtes sûre que vous voulez passer l'Agrégation ?", ça m'enlève toute motivation pour continuer.
Mais j'ai encore trois ans. Je suis passée sans problème de la première année à la seconde, avec mention en prime. Et, si jamais je n'y arrive pas, je peux toujours me rabattre sur un autre concours, dans un autre domaine. Le tout, c'est de bosser dans ce que j'aime. Manque de bol ce semestre : je suis loin d'être fan des sujets étudiés (je n'aime vraiment pas Marguerite de Navarre et, pas de pot, on étudie une seule de ses oeuvres pendant tout le semestre :(). En fait, j'ai choisi les "moins pires". Et puis, sans savoir exactement de quoi il s'agissait, je ne pouvais pas deviner que je n'allais pas apprécier.
Vivement le second semestre -> les Lumières ! Vivement la troisième année -> Dom Juan romantique !!!

Sur ce, je voudrais juste vous poser une question, à vous, ceux qui me portent le plus dans leur coeur (vous vous reconnaîtrez sans peine) :

Si jamais je ne parviens pas à passer l'Agrégation ou si je mets plus de temps pour l'avoir, si je m'arrête avant, si je choisis une autre orientation ou si je passe un autre concours, serais-je toujours valorisée à vos yeux ? Serez-vous derrière moi ( = à mes côtés, me soutenant), peu importe le chemin que j'emprunterais ?

(ps : le petit bonhomme larmoyant en illustration définit en partie mon état actuel du jour : peur d'être rejetée par incapacité de ma part, à arriver à mon projet initial).

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 10:31

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 11:01

De Rerum Natura et la doctrine d'Epicure

De Rerum Natura et la doctrine d'Epicure
Je ne me souviens plus si j'en ai déjà parlé auparavant, mais j'ai la flemme de rechercher parmi les innombrables pages de ce blog (lol). Par conséquent, je vais en faire un bref résumé avant de dévier sur le livre que je suis en train de lire (pour les cours de "lecture") en ce moment : De Rerum Natura, de Lucrèce.

La doctrine d'Epicure : Contrairement à la pensée commune, Epicure n'a jamais prêché le "plaisir" à outrance, le libertinage (au sens actuel du terme), etc. Le vrai fondement de sa pensée (si vous avez fait de la philosophie en terminale, je ne vous apprendrais rien) se base surtout sur l'hypothèse où l'âme serait, au même titre que le corps, mortelle. De ce fait, la vie après la mort est impensable. Et de là a découlé l'idée que, puisqu'après la mort, il n'y a RIEN, il faut profiter de sa vie jusqu'à épuisement, pour pouvoir enfin se reposer dans la mort. Tout simplement.

Quelques pensées personnelles au cours de ma lecture du livre III de De Rerum Natura (De la Nature, en français), de Lucrèce (auteur grec) :

- Un point où je suis d'accord avec lui -> la réincarnation est impossible. Il part du principe que chaque être vivant a ses us et coutumes. Les cerfs se font chasser par les chiens, les biches par les lions, le taureau s'embrase vite alors que la vache reste plus ou moins calme en toutes circonstances. Or, si la réincarnation existait, l'âme d'un lion pourrait se réincarner en biche, et, ainsi, la biche garderait sa nature de lion et attaquerait ses congénères. Or, il n'y a jamais eu de cas semblable en la nature. Lucrèce écrit que : "si l'âme était immortelle et changeait de corps, les moeurs des êtres animés se confondraient". Pas si con, l'écrivain grec... .

- Puisqu'après la mort, il n'y a rien, alors nos souvenirs ne subsistent pas. Ainsi, avoir peur de la mort est une véritable stupidité. Pourquoi avoir peur de quelque chose qui ne peut nous faire souffrir ? Peur de se faire ronger par les vers alors qu'on n'aura plus aucune sensation dans la tombe ? On peut regretter de quitter son conjoint, ses enfants, sa vie en général mais, comme le dit Lucrèce, "nul regret de ces choses ne pèsera sur toi". Eh oui, le regret n'existe pas dans la mort, dans la perspective où l'âme meurt également.
Par ailleurs, Lucrèce se moque ouvertement de l'enfer (un véritable blasphème à son époque). Il prouve qu'il ne peut exister (l'enfer grec, où Prométhée se fait continuellement manger le foie, etc.). Et pourtant, il est craint par une bonne partie des vivants (encore de nos jours). Pourquoi craindre une chose qui n'existe pas ? Cependant, en le craignant, l'homme se fait du mal. Il se dit qu'il va souffrir plus tard pour les fautes qu'il a commis sur Terre. Et sa vie s'en trouve presque gâchée. Comme dirait Lucrèce, "c'est ici-bas que les sots vivent l'enfer".


Je ne suis pas entièrement convaincue par le caractère mortelle de l'âme (ou de l'esprit). Cependant, cette philosophie dégage clairement, sous sa doctrine, une pensée plus profonde que tout le monde connaît mieux actuellement sous le nom de "Carpe Diem" : cueillir le jour. Profiter du temps présent. Vivre pleinement sa vie pour pouvoir, une fois rassasié de tout ce qu'on aura vécu, s'endormir dans la mort.

Dernière chose : selon moi, "profiter de la vie" signifie en découvrir tous les aspects. C'est-à-dire rechercher autant la joie que la tristesse. Oser faire face à ses regrets, à la nostalgie, tout comme à l'extase. Expérimenter la haine autant que l'amour. Apprendre à connaître les larmes autant que le rire. Sourire et faire la gueule. Chanter et crier. Danser et souffrir. Profiter de la vie, pour moi, c'est tout ça.
Car, comme dirait le célèbre proverbe :

"Le bonheur, c'est comme un arc-en-ciel : il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs".


Tout comme il faut vivre de mauvais moments pour mieux apprécier les meilleurs (avez-vous déjà re-mangé après deux jours de jeûne ? Avez-vous déjà bu après une journée d'extrême chaleur ? Avez-vous déjà fait l'amour après avoir été séparé plus d'une semaine de votre amant ? Avez-vous... ??? Essayez... et vous verrez ;)).

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 18:01

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 18:19

Le Petit Nicolas

Une petite sortie ciné en famille, SANS Bnj, ça change, pour une fois XD !

Nous sommes allés, mon père, ma mère et moi, voir Le Petit Nicolas (adaptation d'une bande dessinée, je crois).

Un super film qui nous a fait beaucoup rire :D ! Le genre de film qu'on peut voir en famille, qui fait rire les enfants autant que les grands :). De plus, il avait tous les ingrédients pour me plaire :

- Des acteurs connus dont plusieurs faisant partie de mon cercle (assez restreint) d'acteurs préférés : Kad Merad, Valérie Lemercier, Daniel Prévost, Anémone et Michel Galabru.

- Des gags qui s'enchaînent avec le regard innocent d'un enfant sur sa propre vie (j'adore ses réflexions :D).

- Une chanson du générique chantée par... Renan Luce ! Mon chanteur préféré (avec De Palmas :p) !!! Pour le coup, je vous l'ais mise en illustration de cet article ^^. Et il y a quelques images du films en bonus.

-> Bref, un super film où je ne me suis pas ennuyée un seul instant ! Ca m'a permis d'oublier un peu le film "gore" que j'avais vu la dernière fois... lol. Pas si gore que ça selon certains, mais pour moi ça l'était déjà bien assez ! (et je précise que je n'ai eu aucune compassion pour les "crevettes").

(ps : ça donnerait presque envie d'avoir des enfants... j'ai dit "presque" ;p).

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 17:37